Détails

Format : Livre broché
ISBN : 9782360572724
Collection : Taiwan Fiction
14 x 18 cm
Poids : 345 gr
Nombre de page : 324
Première publication : 03/02/2021
Dernier tirage : 12/2020
CLIL : 4033
BISAC : FIC086000

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Un surprenant voyage littéraire dans la jeune démocratie taïwanaise

À l’heure d’une crise mondialisée où la voix singulière de Taïwan commence à se faire entendre, le recueil de nouvelles Formosana permet aux lecteurs francophones de comprendre les trajectoires historiques et sociales de cette île dont la situation détonne dans le concert des États-nations du monde. La littérature apparaît ainsi comme un média privilégié pour voir ce que l’expérience taïwanaise a à offrir au monde. Quand la prise de parole est souvent réduite à son strict minimum (une phrase, un tweet, un post), la parole littéraire, en donnant à voir la complexité d’une société et du monde, est plus que jamais essentielle. Dans cette anthologie, dirigée par Gwennaël Gaffric, sont proposés dix textes d’auteurs différents et représentatifs de la scène littéraire taïwanaise actuelle, tous écrits après 1987 et qui abordent une multitude de facettes de l’histoire et de la société taïwanaises : son histoire politique (la colonisation japonaise, les événements du 28 février 47, la terreur blanche, le mouvement des « hors-parti », la levée de la loi martiale, le processus de démocratisation du pays…) et son histoire sociale (mouvements aborigènes, ouvriers, féministes, LGBT, étudiants, écologistes…).

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REVUES DE PRESSE

« Cet ouvrage « Formosana » offre une approche très originale de ce pays, « une anomalie » selon le terme de Gwennaël Gaffric, à travers neuf nouvelles littéraires soigneusement sélectionnées.
Ces textes ont une force organique étonnante. »

(La Croix, 06/09/2021)
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« … Entre histoire et mouvements sociaux contemporains, on y découvre une société vivante qu'il nous importe de mieux connaître. Passionnant. »

(Politis, 21/07/2021)
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« ... Formosana est un tapis rouge idéal pour aborder de façon littéraire ce pays dont la voix se fait maintenant régulièrement entendre dans le brouhaha du monde. (...) Si les neufs textes de l'anthologie ont tous été écrits après 1987, ils abordent tous des facettes de l'histoire et de la société taiwanaise, offrant au lecteur un éventail de genres littéraires en un seul recueil ... »

(Lucie&Co, 04/05/2021)
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« ... J’ai été embarquée. De la stupidité de la vénération d’une statue à l’envol de millions de papillons en passant par le bruit des machines à coudre et l’amour d’un père, je ne peux que fortement recommander d’attacher sa ceinture pour un décollage immédiat pour Taïwan avec ses talentueuses plumes ! ... »

(Collectif polar, 21/04/2021)
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« Remarquable objet littéraire, politique et historique, Formosana offre une vision saisissante et fascinante de la société taïwanaise et de sa démocratie à travers neuf textes touchants et hautement humains. Une immense réussite, un indispensable pour tous ceux qui veulent découvrir d’autres horizons et d’autres voix que celles de l’Occident. »

Note : 9,5/10

(Just a word, 26/02/2021)
Article en ligne

« ... Neuf nouvelles et neuf auteurs très différents qui montrent la variété de la littérature taiwanaise. Les histoires peuvent être très réalistes ou flirter avec un côté plus onirique. (...) elle prennent des chemins détournés pour dire la vie de l'île, les différentes périodes d'occupations japonaise ou chinoise ... »

(Lyvres - Formosana 05/02/2021)
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« Toutes ces nouvelles sont des textes d’une grande qualité littéraire qui brossent trente ans d’histoire de Taiwan en évoquant les événements douloureux qui ont laissé leur marque dans les esprits. Ce sont des textes sur la mémoire, mémoire individuelle venant alimenter la mémoire collective. Et ce sont bien sûr des textes célébrant tous ceux dont l’action a permis de mettre fin à la dictature. »

(chinese-shortstories.com, 02/02/2021)
Article en ligne

BIOGRAPHIES DES CONTRIBUTEURS

Chen Yu-hsuan

Née en 1982, Chen Yu-hsuan est l'une des plumes montantes de la nouvelle scène littéraire à Taiwan. Son dernier roman Il ne neige jamais dans le Sud, publié en 2020, raconte les bouleversements sociopolitiques des dernières décennies à Taiwan au prisme de ceux traversés par Kaohsiung, la seconde ville du pays. S'inscrivant volontiers dans l'héritage des écrivains de la littérature du terroir taïwanais des années 1970-1980, Chen Yu-hsuan aime attarder son regard sur les fractions les plus fragiles de la société taïwanaise.

Chou Fen-ling

Chou Fen-ling, née en 1955, est romancière et essayiste. Enseignante de lettres à l'Université Tunghai de Taichung, auteur de près de trente ouvrages, elle a beaucoup écrit sur l'art et la création littéraire.

Huang Chong-kai

Huang Chung-kai est né en 1981 à Yunlin (Taiwan). Diplômé d’histoire, il est actuellement rédacteur en chef de magazine littéraire Nouvelles. Il est l’auteur de trois romans, de deux recueils de nouvelles, et de plusieurs autres nouvelles parues dans des revues et magazines. Il a déjà obtenu plusieurs prix littéraires, parmi lesquels le prix du Nouveau jeune écrivain du journal United Daily. Il fait partie de la nouvelle génération d’écrivains taïwanais montante, traitant régulièrement dans ses romans le rapport de la jeunesse taïwanaise avec la globalisation. Ses oeuvres, d’inspiration postmoderne, conjuguent références à la culture populaire et expérimentations littéraires métafictionnelles.

Lai Hsiang-yin

Lai Hsiang-yin, née en 1979, a effectué la majeure partie de ses études au Japon, avant de revenir à Taiwan pour commencer sa carrière d'écrivaine. Son oeuvre est traversée par les thèmes de la mémoire et de l'absence. Trois de ses nouvelles sont déjà disponibles en français (Lettres de Taïwan et Jentayu).

Lay Chih-ying

Lai Chih-ying, né en 1981, est l'un des nouveaux talents de la scène littéraire taïwanaise, qui a beaucoup écrit sur des thèmes LGBT. Principalement nouvelliste, il travaille aujourd'hui au jardin botanique de Montréal, au Canada.

Walis Nokan

Walis Nokan, né en 1961 dans le village de Mihu, sur l'île de Taiwan, est un écrivain issu du groupe de population aborigène des Atayal. Il a été professeur en primaire et anime de nombreux ateliers d'écriture. Dans les années 1990, sa production littéraire affirme de plus en plus un enracinement dans la culture atayal. La créativité dont il fait preuve, tant dans ses oeuvres en prose que dans ses poèmes, lui a valu de nombreux prix et distinctions. Il est l'auteur d'une des nouvelles de l'anthologie Taipei, histoires au coin de la rue, publiée en 2017 par l’Asiathèque.

Wu Ming-yi

Wu Ming-yi, né en 1971 à Taiwan, enseigne à l’université nationale de Dong Hwa. Connu pour ses engagements écologistes, il est l’auteur de plusieurs oeuvres littéraires, parmi lesquelles des recueils de nouvelles et des romans. Deux de ses romans ont été publiés en français : Les Lignes de navigation du sommeil (You Feng, 2013) et L’Homme aux yeux à facettes (Stock, 2014). Ce dernier roman a reçu le prix Fiction 2014 du Livre insulaire, attribué lors du Salon international du Livre insulaire d'Ouessant.
Articles sur Wu Ming-yi : "Le romancier taiwanais Wu Ming-Yi, à la recherche du père et de bicyclettes volées." (mychinesebooks.com)

Wuhe

Wuhe, né en 1951, est un nouvelliste et romancier atypique sur la scène littéraire taïwanaise contemporaine. Traitant souvent de la folie et de la violence, il explore les zones d'ombre de l'histoire de Taïwan au XXe siècle.

Yang Chao

Yang Chao, né en 1963, est une figure majeure de la scène culturelle à Taïwan. Romancier, nouvelliste, essayiste, traducteur, chroniqueur, il est l'auteur de près de 70 ouvrages, portant tantôt sur la culture taïwanaise, sur la politique internationale ou sur la littérature chinoise classique.

Stéphane Corcuff

Stéphane Corcuff (né à Brest en 1971) obtient en 2000 son doctorat à l’Institut d’études politiques de Paris. Enseignant-chercheur spécialiste du monde chinois, il étudie particulièrement Taiwan — où il a vécu de longues périodes — sous l’angle des dynamiques identitaires de ses marges, de son histoire géopolitique et de sa recomposition politique. Directeur de l’Antenne de Taipei du CEFC 2013 à 2017, il est membre du comité éditorial de "Perspectives chinoises".

Gwennaël Gaffric

Gwennaël Gaffric (né en 1987) est maître de conférences en études chinoises à l’Université Jean Moulin Lyon 3, où il enseigne la langue et la culture chinoises. Il est l’auteur de plusieurs articles en français, anglais et chinois portant sur la littérature sinophone (Chine, Hong Kong et Taïwan). Ses récentes recherches portent sur la science-fiction contemporaine en langue chinoise. Il est aussi un des traducteurs du chinois les plus en vue, en littérature générale, science-fiction, fantasy, fantastique et en sciences humaines (études littéraires, philosophie). Il a notamment traduit les volumes best-sellers de la trilogie du Problème à trois corps de Liu Cixin. Il traduit régulièrement pour l’Asiathèque et y dirige la collection « Taiwan Fiction ». Il a aussi publié à l'Asiathèque : La littérature à l'ère de l'anthropocène (2019)

Coraline Jortay

Coraline Jortay est docteure en littérature chinoise à l’Université libre de Bruxelles, où elle a soutenu une thèse traitant des représentations de genre et de la construction identitaire chez les auteures sinophones du XXe siècle. Également traductrice littéraire, elle a remporté les 2e et 3e prix du Concours international de traduction de la Chine 2013 avec les nouvelles « Là-haut », de Wang Xiangfu, et « La lettre », de Liu Qingbang, publiées dans le recueil Tranchant de lune et autres nouvelles contemporaines de Chine (Ming Books, 2016). Elle a aussi traduit le recueil Les sentiers des rêves et autres microfictions, de Walis Nokan (L’Asiathèque, 2018).

Matthieu Kolatte

Matthieu Kolatte est né et a grandi en Suisse. Après des études en histoire et en relations internationales à l’université de Genève, il s’est installé à Taïwan en 2005. Il travaille actuellement au département de français de l’Université Nationale Centrale. Ses recherches portent sur le cinéma taïwanais. Il traduit en outre régulièrement des œuvres d’auteurs taïwanais du mandarin vers le français.

Damien Ligot

Damien Ligot est enseignant et traducteur du chinois. Ancien étudiant de l’Institut d’anthropologie de l’Université Tsing Hua de Hsinchu (Taiwan), il est titulaire d’un Doctorat en Études de l’Asie et ses diasporas (Université Jean Moulin Lyon III, janvier 2012). Musicien et amateur de spectacle vivant, il observe le pluralisme culturel de Taiwan depuis plus d’une quinzaine d’années à travers ce prisme. Il s’intéresse par ailleurs à la paléographie, à l’histoire des religions et croyances populaires, aux médecines traditionnelles, aux phénomènes de transe, ainsi qu'aux multiples expressions du chamanisme dans le monde contemporain.
Il a traduit notamment :
Lay Chih-ying, « Libellule rouge », dans le recueil de nouvelles Formosana - Histoire de démocratie à Taiwan, L'Asiathèque, 2021
Chang Wan-k’ang, « Vidéoman », dans le recueil de nouvelles Taipei - Histoires au coin de la rue, L’Asiathèque, 2017
Ping Lu, « Virtual Taiwan », dans le numéro Spécial Taiwan, Editions Jentayu, 2016

Lucie Modde

Lucie Modde est traductrice freelance (anglais et chinois -> français) depuis novembre 2014. Diplômée du Master professionnel de traduction éditoriale, économique et technique (français, chinois, anglais) à l’ESIT, elle a suivi la formation à traduction littéraire à l’ETL (Paris). Elle a traduit notamment :
Chou Fen-ling, « La nuit du repli », dans le recueil de nouvelles Formosana - Histoire de démocratie à Taiwan, L'Asiathèque, 2021
Huang Chong-kai, « Un cabiaï », dans le recueil de nouvelles Formosana - Histoire de démocratie à Taiwan, L'Asiathèque, 2021
Huang Chong-kai, Encore plus loin que Pluton, L'Asiathèque, 2018
Lao Ma, Tout ça va changer, Philippe Picquier, 2015
Wang Ting-kuo, « La faille », Hors-série n°1, Jentayu, 2016
Mia Yun, Les âmes des enfants endormis, Denoël, 2017
Huang Bei et Philippe Postel (dir.), Lectures chinoises de Victor Segalen, Honoré Champion éditeur, 2017
Tsai Suh-fen, « Le pêcheur », Nouvelles de Taiwan, Magellan & Cie, 2018

Lucie Modde a reçu le Prix Pierre-François Caillé de la traduction 2016 pour le roman Tout ça va changer.

Emmanuelle Péchenart

Emmanuelle Péchenart, est traductrice de littérature de Chine et de Taïwan, moderne et contemporaine, romans (Eileen Chang, Zhang Xinxin, Wuhe, Qiu Miaojin) et poésie (Ma Desheng, Meng Ming). Un temps assistante de recherches pour différentes études sur l’histoire de la ville chinoise à l’Institut français d’architecture, et partie prenante, à l’occasion, de travaux menés à l’Observatoire de l’architecture chinoise (Chaillot).


TABLE DES MATIÈRES

Préface : "La littérature comme outil d'analyse politique" par Stéphane Corcuff

Chronologie de Taiwan par Gwennaël Gaffric

1. "C'est la faute de la statue" de Walis Nokan, traduit par Coraline Jortay - Un agent d’entretien d’une école primaire dénonce des enfants n’ayant pas salué la statue de Chiang Kai-shek. Les deux élèves – des autochtones Atayal – ont bien du mal à comprendre ce qu’on leur reproche.
2. "Libellule rouge" de Lay Chih-ying, traduit par Damien Ligot - Alors que la terreur blanche s’est abattue sur Taiwan, un jeune étudiant en médecine se remémore, en disséquant le cadavre de son cousin, les drames traversés.
3. "Fleurs dans la fumée" de Yang Chao, traduit par Stéphane Corcuff - Un Continental qui a perdu son épouse dans les émeutes du 28 février 1947 rencontre une jeune Taïwanaise qui a perdu son père lors la Terreur blanche et s’engage au péril de sa vie dans la résistance à l’autoritarisme du pouvoir.
4. "Mon frère le déserteur" de Wuhe, traduit par Emmanuelle Péchenart - Le récit des désertions répétées d’un jeune conscrit fait par son frère, qui le prend pour modèle.
5. "1987, une fiction" de Lai Hsiang-yin, traduit par Matthieu Kolatte - Une étudiante à l’université participe à un camp littéraire et est en même temps témoin des bouleversements de la société.
6. "Les Titi" de Chen Yu-hsuan, traduit par Emmanuelle Péchenart - Une ouvrière dans une usine textile finit par quitter ses camarades, asservies à leurs « bêtes à coudre » et dépersonnalisées par leur travail.
7. "La nuit du repli" de Chou Fen-ling, traduit par Lucie Modde - L’un des rares récits de fiction qui aborde le mouvement des Tournesols. L’auteure y pointe l’incompréhension qui existe entre les différentes générations à Taiwan.
8. "Un cabiaï" de Huang Chong-kai, traduit par Lucie Modde - Alors que la Chine et Taiwan sont entrés en guerre, le narrateur profite de la panique pour voler un cabiaï au zoo. En élevant l’animal, il s’interroge sur la manière dont Taiwan risque de disparaître.
9. "L'homme aux yeux à facettes" de Wu Ming-yi, traduit par Gwennaël Gaffric - Un jeune homme fait la rencontre, dans un parc naturel, d’une personne au regard étrange, qui lui parle de voir le monde comme le fait un papillon. Récit d’une prise de conscience portant sur le respect des autres espèces et interrogation sur le concept de « communs ».

Postface : "Démocratie made in Formose" par Gwennaël Gaffric


COLLECTION

Taiwan Fiction
ISSN : 2429-7496
La collection « Taiwan Fiction », créée en 2015, présente des œuvres littéraires d’auteurs taïwanais contemporains qui abordent avec une écriture originale les questions cruciales de notre temps.